Lucio Fanti, Grappes et rafles

A l’occasion  de l’inauguration de l’espace

 » 22 RIVE GAUCHE  »
22 quai des chartrons à Bordeaux.

Daniel Boulogne vous invite, en présence du peintre Lucio FANTI
à assister au vernissage de l’exposition Grappes et Rafles 2008.

Marie-Pierre SERVANTIE
Tel :   +33 (0)5 56 42 23 97
Fax :  +33 (0)5 56 08 57 32
Port : +33 (0)6 07 61 58 38
Site :  www.architecture-couleur.com

Lucio Fanti, Grappes et rafles

Lucio Fanti naît en 1945 à Bologne. Il s’installe à Paris en 1965 et débute
son activité plastique en 1967. Il expose dès 1968 au Salon de la Jeune
Peinture avec les peintres de la Figuration Narrative réunis autour du
critique Gérald Gassiot Talabot. Sa première manière, réalisée d’après des
clichés photographiques russes, dénonce la dérive du régime communiste avec
mélancolie. Comme Louis Althusser le faisait remarquer, « Lucio Fanti  joue
avec les clichés, non pour s’en jouer, mais pour les faire voir à nu. Il n’y
a que les rois nus qui règnent ». Une mise en abyme mélancolique à l’image
de Maïakovski, son double poétique, dont la figure et l’ouvre accompagne
symboliquement la production du peintre.

Dans un texte de 1980, Italo Calvino écrivait au sujet de Lucio Fanti : « la
poésie s’efforce de jeter un pont entre l’histoire et la nature, deux
continents éloignés ». « Un pont fragile » que le peintre ne cesse de
construire « dans cette civilisation de fer qui pèse sur la poésie ». Ainsi
la peinture comme la poésie « cette émanation indocile, voudraient retourner
à l’état de nature, rétablir une continuité perdue, retourner dans le sein
de la totalité des choses ».

Lucio Fanti a débuté en 2001 une série de tableaux sur les vignes où pour la
première fois la nature est devenue l’unique sujet de l’oeuvre. Avec la
vigne, le peintre ne choisit pas une nature sauvage mais une nature façonnée
par l’homme dont l’histoire riche de mythes depuis l’Antiquité lui est
indéfectiblement liée.

Dans Les  Vignes inondées, le peintre s’est intéressé à représenter la vigne
en hiver au moment où celle-ci est la plus nue. Avec Les Grappes, il a, au
contraire, choisit de mettre en avant la richesse du grain, l’explosion de
sa nature, sa rondeur et son abondance.  La pruine qui  le recouvre est
éraflée par « les doigts »des feuilles de vignes produisant alors une
infinité de petites gravures naturelles. Les Rafles, enfin, représentent le
corps décharné de la grappe, voulu par l’artiste comme un véritable
squelette humain, nous renvoyant alors à la nudité des ceps de vigne en
hiver. Et ainsi, le cycle continue.

Parallèlement à son activité picturale, Lucio Fanti réalise, depuis la fin
des années soixante-dix, de nombreux décors de théâtre pour les plus grands
metteurs en scène européens, Vincent, Jourdheuil, Olmi , Sobel, Grüber et
Stein, avec qui il obtient en 1986 le prix anglais Laurence Olivier du
meilleur décor.

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