Il fait partie des personnes les plus “modifiées” au monde : pour fêter ses 60 ans, Etienne Dumont —célèbre critique d’art à Genève— s’est fait exposer dans une galerie d’art, afin que tous puissent enfin voir son corps, enfin dévoilé.
Il fait partie des personnes les plus “modifiées” au monde : pour fêter ses 60 ans, Etienne Dumont —célèbre critique d’art à Genève— s’est fait exposer dans une galerie d’art, afin que tous puissent enfin voir son corps, enfin dévoilé.
Karl Lakolak tente par le jeu des regards sur des chairs polychromes une approche tactile et mémorielle de l’altérité en « écrivant le livre incarné de l’autre » ; ses acteurs sont peints costumés et comme sculptés, tatoués des mots prélevés dans les paragraphes de ses « carnet d’action ». Il « déshabille le nu » dont l’empreinte rejoint celle de l’autopsié, de l’écorché ; dans le sous-sol obscur de sa « chambre » parisienne ou dans la douce lumière de la « maison baroque » bordelaise, il ne cesse de renouveler cette inédite « révélation » du corps.
Marina Abramovic reste aujourd’hui associée au travail de body art qu’elle a mené avec Ulay entre 1976 et 1988. Pendant cette période ils n’ont cessé de questionner les identités sexuelles et les rapports de forces qu’ils sous-tendent au travers de performances en galerie ou dans des espaces publics. Une trentaine d’années après le début de ses expérimentations, l’artiste poursuit son œuvre sans concession tout en tenant compte des innovations technologiques actuelles.